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04CONCOURS

Recruté après le concours : le stage et la titularisation

Vous êtes nommé stagiaire, pas titulaire. Durée du stage, prorogation possible, refus de titularisation et formation d'intégration obligatoire.

ÉQUIPE ÉDITORIALE TEST-TERRITORIAL.FRLECTURE 3 MIN

Recruté ne veut pas encore dire titulaire

Vous avez réussi le concours, vous avez trouvé une collectivité, elle vous recrute. Une dernière étape sépare encore ce moment de la titularisation : vous êtes nommé fonctionnaire stagiaire.

Le stage n'est pas une formalité de passage. C'est une période probatoire pendant laquelle l'autorité territoriale apprécie votre manière de servir, et à l'issue de laquelle elle décide, ou non, de vous titulariser.

La durée de référence est d'un an. Elle est fixée par le statut particulier de chaque cadre d'emplois : vérifiez celle du vôtre, adjoint administratif, rédacteur ou attaché, plutôt que de vous fier au régime général.

Trois issues possibles, pas une

La titularisation, à l'issue du stage, quand la manière de servir a donné satisfaction. C'est l'issue normale, et de très loin la plus fréquente.

La prorogation du stage. Si vos aptitudes ne sont pas jugées suffisantes au terme de la période initiale, l'autorité territoriale peut prolonger le stage, dans la limite d'une durée au maximum équivalente à celle du stage initial. Ce n'est pas une sanction, c'est un délai supplémentaire d'appréciation.

Le refus de titularisation. Il existe, et c'est ce que beaucoup de lauréats ignorent : la titularisation n'est pas un droit automatique. Un stage jugé insatisfaisant peut y faire obstacle.

Une précision utile si cela vous arrivait sans que votre manière de servir soit en cause, par exemple à la suite d'une suppression de poste : le Code prévoit dans ce cas une réinscription de droit sur la liste d'aptitude, à votre demande, pour la durée restant à courir sur les quatre ans décomptés depuis votre inscription initiale. Et si aucun concours n'a eu lieu dans ce délai, le bénéfice est conservé jusqu'au concours suivant.

La formation d'intégration, obligatoire et souvent découverte trop tard

Pendant votre première année de stage, vous devez suivre une formation d'intégration dispensée par le Centre national de la fonction publique territoriale. Elle concerne les fonctionnaires stagiaires des catégories A, B et C, et son suivi est lié à votre titularisation.

Sa durée varie selon la catégorie et selon le mode d'accès au cadre d'emplois. Nous ne la chiffrons pas ici, et la raison mérite d'être dite : le décret qui la fixait a été abrogé le 1er août 2026, ses dispositions ayant été reprises dans la partie réglementaire du Code général de la fonction publique. Les durées que vous lirez sur des pages plus anciennes renvoient donc à un texte qui n'est plus en vigueur, même si la codification s'est faite pour l'essentiel à droit constant.

La bonne source est le CNFPT lui-même, qui publie les dispositifs de formation d'intégration en vigueur, et votre collectivité, qui organise votre inscription.

À retenir

Recruté, vous êtes nommé stagiaire, pas titulaire. La titularisation intervient à l'issue du stage.

Durée de référence : un an, fixée par le statut particulier de votre cadre d'emplois. Vérifiez le vôtre.

Le stage peut être prorogé, dans la limite d'une durée équivalente au stage initial, si les aptitudes ne sont pas jugées suffisantes.

La titularisation n'est pas automatique : un stage insatisfaisant peut y faire obstacle.

Fin de stage anticipée sans faute de votre part : réinscription de droit sur la liste d'aptitude, à votre demande.

Formation d'intégration obligatoire la première année. Nous ne donnons pas de durée : le décret qui la fixait a été abrogé le 1er août 2026 par la codification du livre IV du Code général de la fonction publique. Vérifiez auprès du CNFPT et de votre collectivité.

La titularisation est prononcée par l'autorité territoriale, au vu notamment de l'attestation de suivi de la formation d'intégration.

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