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04CONCOURS

Concours d'adjoint administratif territorial : le format

Deux écrits au coefficient 3, un entretien au coefficient 3, et une note sous 5 sur 20 qui élimine aux écrits. Le format complet du concours, décret en main.

ÉQUIPE ÉDITORIALE TEST-TERRITORIAL.FRLECTURE 4 MIN

Ce que vous passez, dans l'ordre

Le concours d'adjoint administratif territorial se joue en deux temps, et le premier pèse plus lourd que le second. C'est le décret du 29 janvier 2007 qui fixe ce format, et il le fixe pour les trois voies à la fois.

L'admissibilité, écrite, comporte deux épreuves de poids égal. Une épreuve de français d'une heure trente au coefficient 3, qui part d'un texte d'ordre général : des questions de compréhension, la restitution ordonnée des idées principales, puis des exercices de vocabulaire, d'orthographe et de grammaire. Et l'établissement d'un tableau numérique d'après des éléments fournis, une heure au coefficient 3.

L'admission, orale et pratique, comporte deux épreuves obligatoires. Un entretien de quinze minutes au coefficient 3, et une épreuve pratique de bureautique de quinze minutes au coefficient 1, sur le traitement de texte, le tableur et les technologies de l'information.

S'y ajoute une épreuve facultative, choisie à l'inscription : soit une langue vivante étrangère écrite d'une heure, soit une interrogation orale de quinze minutes, précédée de quinze minutes de préparation, sur le droit public, le droit de la famille ou les finances publiques. Coefficient 1 dans les deux cas.

PhaseÉpreuveDuréeCoefficient
AdmissibilitéFrançais, à partir d'un texte d'ordre général1 h 303
AdmissibilitéÉtablissement d'un tableau numérique1 h3
AdmissionEntretien15 min3
AdmissionÉpreuve pratique de bureautique15 min1
FacultativeLangue vivante écrite, ou interrogation orale1 h, ou 15 min1
Décret n° 2007-109 du 29 janvier 2007, article 3. Ce tableau vaut pour le concours externe, le concours interne et le troisième concours.

Où se gagne réellement ce concours

Additionnez les coefficients et le concours change de visage.

Les deux écrits pèsent 6 points de coefficient à eux seuls. Les deux épreuves d'admission en pèsent 4. Autrement dit, la phase écrite compte davantage que l'oral, ce qui est l'inverse de l'intuition de beaucoup de candidats, qui redoutent l'entretien et négligent le tableau numérique.

Deuxième conséquence, moins visible : l'entretien pèse autant qu'une épreuve écrite, coefficient 3 contre 3, alors qu'il dure quinze minutes contre une heure et demie. C'est l'épreuve au meilleur rapport entre le temps passé le jour J et son poids dans le résultat.

Et la bureautique, au coefficient 1, ne rattrape rien. Elle peut confirmer une admission, elle ne peut pas la produire.

Reste l'épreuve facultative, que beaucoup de candidats laissent de côté parce qu'elle n'est pas obligatoire. Son mécanisme mérite d'être compris, car il n'est pas celui d'une épreuve ordinaire : seuls les points au-dessus de 10 s'ajoutent au total des épreuves obligatoires, et ils ne valent que pour l'admission (article 4).

Autrement dit, elle ne peut que vous faire gagner. Une note en dessous de la moyenne ne retire rien, une note au-dessus ajoute la différence. Il n'y a donc aucune raison de s'en priver si l'une des deux matières proposées vous est familière, et aucune raison de la craindre si vous hésitez.

Qui peut se présenter, et à quelle voie

Le concours comporte trois voies, et le décret du 22 décembre 2006 encadre leur poids respectif : au moins 40 % des postes sont ouverts au concours externe, au plus 40 % au concours interne, et au plus 20 % au troisième concours. Un correctif est prévu, et il ne joue pas pour tout le monde : lorsque les candidats reçus à l'un des trois concours sont moins nombreux que les places offertes à ce titre, le jury peut augmenter, dans la limite de 15 %, les places offertes aux candidats des concours externe et interne. Le troisième concours n'en bénéficie pas. Raison de plus pour lire l'arrêté d'ouverture de votre session plutôt qu'un principe général.

Une condition mérite d'être posée franchement, parce que la confusion est répandue et coûteuse. Le concours externe exige un diplôme, de niveau CAP, BEP ou brevet des collèges, ou une équivalence. Le recrutement sans aucun diplôme existe bien dans ce cadre d'emplois, mais il vise le grade de base et il se fait sans concours. Un candidat sans diplôme qui s'inscrirait à ce concours-ci s'inscrirait pour rien.

Le choix entre les trois voies mérite une page à lui seul : nous l'avons écrite, et elle explique pourquoi la différence n'est pas là où on la cherche. Retenez seulement, dès maintenant, que le tableau ci-dessus vaut pour les trois voies dans ses natures, ses durées et ses coefficients, mais que l'objet de l'entretien, lui, diffère pour le concours interne et le troisième concours.

Un mot, enfin, sur une question que tout le monde pose et à laquelle aucune page ne peut répondre en bloc : quand a lieu le concours. Le décret confie l'ouverture au président du centre de gestion pour les collectivités qui lui sont affiliées, et à l'autorité territoriale pour celles qui ne le sont pas. Il n'existe donc ni date nationale, ni calendrier unique : les sessions s'ouvrent territoire par territoire, et c'est auprès du centre de gestion de votre département qu'il faut se renseigner. Cette dispersion découle du texte lui-même, pas d'un défaut d'organisation.

Et après, ce que le concours ne vous donne pas

Une dernière chose, et c'est la spécificité de la fonction publique territoriale qui surprend le plus les candidats venus de l'État : réussir ce concours ne vous recrute pas.

Le lauréat est inscrit sur une liste d'aptitude et doit ensuite trouver lui-même une collectivité qui l'embauche. Cette recherche a une durée limitée, et le décompte obéit à des règles précises que nous détaillons ailleurs.

Prévoyez-le dès votre préparation : le concours est une étape, pas une arrivée.

À retenir

Deux écrits au coefficient 3 chacun : français en 1 h 30, tableau numérique en 1 h. C'est là que se gagne le concours.

Un entretien de 15 minutes au coefficient 3, soit autant qu'une épreuve écrite d'une heure et demie. La bureautique, au coefficient 1, ne rattrape rien.

Une épreuve facultative au choix, langue vivante ou interrogation orale de droit et finances publiques : seuls les points au-dessus de 10 comptent, et seulement pour l'admission. Elle ne peut que bonifier.

Toute note sous 5 sur 20 à une épreuve d'ADMISSIBILITÉ élimine. Le seuil porte sur les écrits.

Le concours externe exige un diplôme de niveau CAP ou BEP. Le recrutement sans diplôme existe, mais sans concours et sur un autre grade.

Réussir ne vaut pas recrutement : il reste à trouver une collectivité.

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