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04CONCOURS

Attaché territorial : externe, interne ou troisième concours

Une épreuve écrite de moins en interne, un oral qui pèse plus lourd, et des conditions sans rapport d'une voie à l'autre. Comment situer la vôtre.

ÉQUIPE ÉDITORIALE TEST-TERRITORIAL.FRLECTURE 5 MIN

Votre situation désigne votre voie

Au concours d'attaché, les trois voies ne passent ni le même nombre d'épreuves ni les mêmes coefficients. C'est l'inverse du concours d'adjoint administratif, où les trois voies partagent natures, durées et coefficients et ne se distinguent que par l'objet de l'entretien. Identifier la vôtre n'est donc pas une formalité d'inscription : c'est ce qui détermine le programme que vous aurez à travailler pendant des mois.

Et vous ne la choisissez pas vraiment. Votre situation au 1er janvier de l'année du concours la fixe.

Vous avez une licence ou un titre de niveau 6, sans carrière publique derrière vous : c'est l'externe.

Vous êtes agent public depuis au moins quatre ans, comptés au 1er janvier de l'année du concours, et en activité à la clôture des inscriptions : c'est l'interne.

Vous avez quatre ans d'activité professionnelle privée, de mandat d'élu local ou de responsabilité associative, comptés à la même date, sans avoir été agent public pendant ces années : c'est le troisième concours.

Un cas fait exception : l'agent public qui compte à la fois ses quatre ans de services publics et une licence remplit les conditions des deux premières voies, et doit trancher. Quatre ans d'ancienneté sans diplôme n'ouvrent que l'interne ; une licence sans les quatre ans, que l'externe. Pour lui seulement, la comparaison qui suit est un vrai arbitrage. Pour tous les autres, c'est un mode d'emploi.

Ce qui change vraiment

Trois différences, par ordre d'impact sur votre travail.

Le nombre d'écrits. L'externe en passe deux, une composition d'ordre général et une note de spécialité. L'interne et le troisième concours n'en passent qu'un, un rapport avec solutions opérationnelles. C'est une épreuve entière de moins à préparer, mais aussi un filet de sécurité en moins : tout se joue sur une seule copie.

Le poids de l'oral. À l'externe, les deux oraux valent 5 contre 7 pour les deux écrits, sur un total de 12 : l'entretien y pèse 4, et la langue vivante, obligatoire à cette voie, ajoute 1. En interne et au troisième concours, l'entretien vaut 5 contre 4 pour l'unique écrit, sur un total de 9. Autrement dit, un candidat interne joue plus de la moitié de son concours à l'oral. Un candidat qui garde sa préparation d'entretien pour les semaines suivant les résultats d'admissibilité travaille donc son concours à l'envers.

L'objet de l'entretien. À l'externe, il évalue la motivation, les connaissances administratives générales et l'aptitude à exercer dans la spécialité choisie. En interne, il part de l'expérience professionnelle du candidat. Au troisième concours, il s'appuie sur un exposé du parcours professionnel, à partir d'un document que vous remettez dès l'inscription : ce document se prépare des mois avant l'oral.

ExterneInterneTroisième concours
Condition d'accèsLicence ou titre de niveau 64 ans de services publics4 ans d'activité privée, de mandat local ou de responsabilité associative
Nombre d'écrits211
Poids des oraux5 sur 12 (entretien 4 + langue obligatoire 1)5 sur 95 sur 9
Point de départ de l'entretienMotivation et connaissances administrativesExpérience professionnelleExposé du parcours, document remis à l'inscription
Part des postesAu moins 50 %Au plus 30 %Au plus 20 %
Décret n° 2009-756 du 22 juin 2009, reproduit par la notice du CIG Petite Couronne au 1er avril 2026.

Deux compteurs qui ne mesurent pas la même chose

Quatre ans d'un côté, quatre ans de l'autre : le chiffre identique masque deux exigences opposées.

Pour le concours interne, ce sont quatre années de services publics, appréciées au 1er janvier. Les fonctionnaires et agents publics de l'État, des collectivités et de la fonction publique hospitalière y ont accès, ainsi que les agents en fonction dans une organisation internationale intergouvernementale. Les positions d'activité, de détachement, de congé parental et de service national sont prises en compte.

Pour le troisième concours, ce sont quatre années d'activité hors fonction publique, et la règle d'exclusion est décisive : ces périodes ne comptent pas si vous aviez alors la qualité d'agent public, de magistrat ou de militaire. Le troisième concours existe pour ouvrir l'administration à des parcours qui lui sont extérieurs, une année passée comme agent public ne peut donc pas servir à y entrer par cette porte.

Deux précisions qui reviennent souvent : les périodes menées en parallèle ne se comptent qu'une seule fois, et l'activité syndicale avec décharge fait exception à l'exclusion.

Les quotas se lisent dans l'arrêté, pas dans le principe

Le statut particulier fixe la répartition : au moins la moitié des postes à l'externe, au plus 30 % à l'interne, au plus 20 % au troisième concours. C'est l'inverse de la hiérarchie du concours de rédacteur, où l'interne peut prendre jusqu'à la moitié des places.

Une souplesse existe : lorsque les admis d'une voie sont moins nombreux que les places offertes à ce titre, le jury peut faire varier de 25 % la répartition entre le concours externe et le concours interne.

Notez que cette souplesse ne joue qu'entre l'externe et l'interne : le texte ne l'étend pas au troisième concours, dont le plafond de 20 % reste ferme quel que soit le nombre d'admis des autres voies.

Et ces pourcentages ne disent rien du nombre de places. Un centre de gestion qui ouvre trente postes d'attaché n'applique pas la même arithmétique qu'un autre qui en ouvre six : dans le second cas, 20 % ne font qu'un poste. C'est l'arrêté d'ouverture de votre centre organisateur qui chiffre les trois voies, et lui seul.

À retenir

Vous ne choisissez pas votre voie, votre parcours la désigne : diplôme, ancienneté publique ou expérience extérieure.

Un écrit de moins en interne et au troisième concours, mais tout s'y joue sur une seule copie.

En interne, l'oral pèse plus lourd que l'écrit (coefficient 5 contre 4). C'est plus de la moitié du concours.

Au troisième concours, le document d'exposé du parcours se remet dès l'inscription : il se prépare des mois avant l'oral.

Une année passée comme agent public ne peut pas servir au troisième concours : la règle d'exclusion y prime sur la durée, et c'est elle qui piège les parcours mixtes.

Au moins la moitié des postes vont à l'externe, ce qui distingue nettement ce concours de celui de rédacteur.

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