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01ÉPREUVES

Note de synthèse rédacteur territorial : le sujet corrigé

Un sujet blanc de note sur dossier du concours de rédacteur territorial : le dossier, la copie rédigée en entier, et la grille pour la relire poste par poste.

ÉQUIPE ÉDITORIALE TEST-TERRITORIAL.FRLECTURE 16 MIN

Ce que vous trouvez ici, et ce que ça ne remplace pas

Cette page n'explique pas la méthode de la note sur dossier : elle vous donne l'exercice. Vous y trouverez quatre choses, dans cet ordre, et vous pouvez les utiliser séparément.

  • Une commande complète, telle qu'un sujet de concours la formule, avec sa mise en situation et son destinataire.
  • Un dossier de six documents, décrit un par un : nature, longueur, date, contenu utile, et le piège que chacun transporte.
  • Une copie rédigée du début à la fin, du timbre à la dernière ligne, pas un plan détaillé déguisé en corrigé.
  • La grille de correction appliquée à cette copie, avec ce qu'elle rapporte et ce qu'elle coûte, point par point.

Si la méthode elle-même vous manque encore (comment lire un dossier, comment bâtir un plan, comment tenir la forme administrative), commencez par notre guide de méthode de la note sur dossier du concours de rédacteur territorial, puis revenez ici pour vous confronter à un sujet entier.

Un avertissement d'emblée, parce qu'il change la façon de lire ce qui suit : le dossier de ce sujet blanc est fictif. Il reproduit la nature, la longueur, la variété et les pièges d'un dossier de concours, pas le contenu d'une session réelle. Les chiffres qu'il contient sont des données d'exercice et n'ont aucune valeur statistique hors de cette page. En revanche, tout ce qui concerne le cadre de l'épreuve, dans la section suivante, est tiré des textes en vigueur et sourcé.

Le cadre officiel de l'épreuve, en cinq lignes vérifiées

Avant de composer, sachez exactement ce que le texte impose, parce que plusieurs idées reçues circulent sur cette épreuve.

Premier point, l'intitulé. Le décret n° 2012-942 du 1er août 2012 ne parle jamais de « note de synthèse » pour le rédacteur territorial. Au concours externe, l'épreuve est « la rédaction d'une note à partir des éléments d'un dossier portant sur des notions générales relatives aux missions, compétences et moyens d'action des collectivités territoriales », d'une durée de trois heures et affectée du coefficient 1. C'est la seule formulation qui engage l'autorité organisatrice, et c'est elle qui fixe le champ du sujet : les missions, les compétences et les moyens d'action des collectivités, pas un thème de culture générale.

Deuxième point, la voie d'accès change le dossier. Aux concours interne et troisième concours, l'épreuve est « la rédaction d'une note à partir des éléments d'un dossier portant sur l'un des domaines suivants, au choix du candidat lors de son inscription », même durée de trois heures, même coefficient 1. Les quatre domaines sont énumérés dans le décret lui-même, aux articles 3 et 4, et les brochures des centres de gestion les reprennent mot pour mot : « a) Les finances, les budgets et l'intervention économique des collectivités territoriales ; b) Le droit public en relation avec les missions des collectivités territoriales ; c) L'action sanitaire et sociale des collectivités territoriales ; d) Le droit civil en relation avec les missions des collectivités territoriales. » Au concours externe, ces quatre domaines existent aussi, mais ils portent la seconde épreuve d'admissibilité, celle des réponses à une série de questions, pas la note.

Troisième point, l'élimination. Elle ne vient pas du décret de 2012 mais de l'article 18 du décret n° 2013-593 du 5 juillet 2013 : « Toute note inférieure à 5 sur 20 à l'une des épreuves obligatoires d'admissibilité ou d'admission entraîne l'élimination du candidat. » Retenez le périmètre exact : d'admissibilité ou d'admission, donc l'entretien compte aussi.

Quatrième point, le seuil d'admission. Le même article 18 précise qu'« un candidat ne peut être admis si la moyenne de ses notes aux épreuves est inférieure à 10 sur 20 après application des coefficients correspondants ». Une note faible ne se rattrape donc qu'à l'intérieur d'une moyenne pondérée, et la note sur dossier ne pèse ici que le coefficient 1.

Cinquième point, votre copie est lisible après coup. Les épreuves écrites « sont anonymes et font l'objet d'une double correction », toujours selon l'article 18. Le règlement général des concours consulté ici, celui des centres de gestion de Normandie, ouvre aux candidats, après publication des résultats d'admission, une demande écrite de communication de leur copie auprès du centre de gestion organisateur, en précisant le concours, la voie, la session et les épreuves concernées. Vérifiez les modalités exactes auprès de votre propre organisateur. C'est le corrigé le plus utile qui soit : le vôtre, tel que les correcteurs l'ont lu. Le sujet blanc ci-dessous sert à ne pas attendre jusque-là.

Le sujet blanc : la commande

Recopiez ces lignes en tête de votre brouillon, déclenchez un chronomètre de trois heures, et n'ouvrez la section « La copie corrigée, du timbre à la dernière ligne » qu'une fois votre copie rendue.

Mise en situation. Vous êtes rédacteur territorial à la commune de Saint-Pierre-les-Rives, 18 400 habitants, affecté au service Relation aux usagers. La commune est membre d'une communauté de communes qui exerce déjà plusieurs compétences de proximité.

Commande. Le directeur général des services vous demande de rédiger, à son attention exclusive et à l'aide des seuls documents du dossier, une note sur les moyens dont dispose la commune pour maintenir l'accès de tous les usagers à ses démarches administratives.

Contraintes de l'exercice, calées sur l'épreuve réelle : trois heures, aucun document personnel, une rédaction bâtie sur les seuls éléments du dossier (l'apport de connaissances extérieures est généralement considéré comme un défaut dans cette épreuve), un plan apparent, un style administratif neutre. Le dossier compte six documents, pour un volume d'environ seize pages si vous le composez vous-même à partir des paginations données ci-dessous.

Un mot sur la commande, parce que c'est là que la moitié des copies se joue. Elle dit « les moyens dont dispose la commune », pas « la dématérialisation », pas « l'accueil du public ». Une copie qui traite le thème du dossier au lieu de traiter la commande produit un devoir cohérent et hors sujet, et c'est le seul défaut auquel une bonne plume ne remédie pas.

Le dossier : six documents, six rôles différents

Un dossier de concours n'est jamais un empilement neutre. Chaque document y a une fonction, et deux au moins sont là pour vous faire trébucher. Voici les six, avec ce qu'ils apportent et ce qu'ils vous coûtent si vous les prenez au premier degré. Les contenus sont fictifs et propres à cet exercice.

Document 1, texte de cadrage, 4 pages, daté de l'année en cours. Il rappelle la répartition des compétences entre la commune, l'intercommunalité et l'État en matière d'accueil du public et de délivrance de titres. Rôle : c'est votre socle juridique, celui qui vous permet de ne pas attribuer à la commune une compétence qu'elle n'a pas. Piège : il est long et vous donnerez trop de place à sa paraphrase si vous le lisez en premier mot à mot.

Document 2, délibération du conseil municipal de Saint-Pierre-les-Rives, 2 pages, datée de dix-huit mois avant l'épreuve. Elle acte l'ouverture d'un point d'accueil numérique en mairie et son financement. Rôle : c'est la seule pièce qui dit ce que la commune a déjà décidé. Piège : sa date. Une copie qui présente comme un projet ce qui est en service depuis un an et demi se disqualifie auprès d'un correcteur qui a le dossier sous les yeux.

Document 3, rapport d'activité du service Relation aux usagers, 5 pages, année écoulée. Il contient des données de fréquentation, de délais et de motifs de visite. Rôle : c'est votre matière chiffrée, celle qui rend la note utile à son destinataire. Piège : les chiffres y sont bruts et ne portent aucune interprétation. Les recopier sans les rapporter à quelque chose ne vaut aucun point ; les rapporter à un total que le document ne donne pas est une faute.

Document 4, article de presse locale, 1 page, deux mois avant l'épreuve. Il relaie le mécontentement d'usagers sur les délais d'un service précis. Rôle : il donne l'acuité du sujet et une illustration. Piège : c'est un point de vue, pas une mesure. Une copie qui en tire une généralité (« les usagers sont mécontents ») attribue à un article une portée qu'il n'a pas.

Document 5, note interne d'une autre collectivité, 3 pages, datée de six ans. Elle décrit un dispositif d'accompagnement des usagers éloignés du numérique et son bilan. Rôle : c'est votre source de propositions transposables. Piège : l'ancienneté. Elle ne rend pas le document inutilisable, elle vous oblige à le situer (« un dispositif décrit six ans plus tôt, dans une collectivité de taille comparable ») plutôt qu'à le citer comme un état des lieux actuel.

Document 6, tableau budgétaire, 1 page, exercice en cours. Il présente les moyens affectés au service et leur évolution. Rôle : il transforme vos propositions en propositions finançables, ce qui est exactement ce qu'un directeur général des services attend. Piège : il est le document le plus court et le plus souvent oublié. Une note qui propose sans jamais regarder ce tableau parle à quelqu'un d'autre que son destinataire.

Exercice préalable, si vous manquez de temps pour composer les six documents : lisez seulement les six descriptions ci-dessus et rédigez le plan. Vous verrez immédiatement si votre réflexe est de suivre l'ordre du dossier, ce qui est le défaut de structure le plus fréquent.

Les trois heures, appliquées à ce sujet

Le décret fixe la durée, il ne fixe aucun découpage : ce qui suit est un repère de travail calé sur ce dossier-ci, pas une norme, et il se règle sur votre vitesse de lecture. Pour la gestion du temps en général, indépendamment d'un sujet, reportez-vous au guide de méthode de la note sur dossier.

  • Première demi-heure : la commande, puis le survol des six documents. À la fin de cette phase, vous devez pouvoir dire à voix haute ce que chaque document apporte, sans l'avoir lu en entier.
  • De trente minutes à une heure quinze : lecture active, document par document, en notant l'idée et sa provenance. Sur ce sujet, le document 6 se lit en trois minutes et change le plan : lisez-le tôt, pas en dernier.
  • De une heure quinze à une heure quarante : le plan. Deux parties équilibrées suffisent. Le critère n'est pas l'élégance, c'est qu'un lecteur pressé comprenne votre réponse à la commande en lisant les seuls titres.
  • De une heure quarante à deux heures quarante-cinq : la rédaction, en commençant par le timbre, l'objet et l'introduction, qui se rédigent vite une fois le plan arrêté.
  • Le dernier quart d'heure : la relecture. Orthographe, cohérence des titres, présence du destinataire, et une vérification que vous n'avez rien affirmé qui ne vienne pas du dossier.

La règle qui sauve le plus de copies tient en une phrase : fixez-vous l'heure à laquelle vous commencerez à rédiger, et tenez-la même si le plan vous déplaît. Une note complète et déséquilibrée se note ; une note dont la seconde partie manque se note aussi, et beaucoup plus bas.

La copie corrigée, du timbre à la dernière ligne

Voici la copie. Elle est volontairement sobre : elle ne cherche pas l'effet, elle cherche à être utilisable par son destinataire en cinq minutes. Les renvois au dossier sont explicites, comme le demande l'exercice. Elle est aussi resserrée pour la lecture à l'écran : en trois heures de composition, une copie rendue est sensiblement plus développée que ce modèle. Prenez-le comme étalon de structure, de ton et de traitement du dossier, pas comme étalon de longueur.

COMMUNE DE SAINT-PIERRE-LES-RIVES

Direction générale des services, service Relation aux usagers

NOTE à l'attention de Monsieur le Directeur général des services

Objet : les moyens de la commune pour maintenir l'accès de tous les usagers aux démarches administratives

L'accès aux démarches administratives constitue, pour une commune de 18 400 habitants, le point de contact le plus fréquent entre la collectivité et ses habitants. Le dossier montre que ce contact se transforme : une partie des démarches se traite désormais à distance, quand une autre partie du public continue de se présenter au guichet, parfois pour des démarches qui ne relèvent pas de la commune (document 1). Vous m'avez demandé d'identifier les moyens dont dispose la commune pour que cette transformation n'écarte personne. La présente note dresse d'abord l'état des moyens engagés et de leurs limites (I), puis présente les leviers mobilisables à moyens constants ou faiblement accrus (II).

I. Des moyens déjà engagés, dont le dossier montre les limites

A. Un dispositif d'accueil en place depuis un an et demi

La commune n'est pas au point de départ. Le conseil municipal a acté l'ouverture d'un point d'accueil numérique en mairie et son financement (document 2). Ce dispositif fonctionne depuis dix-huit mois : il ne s'agit donc pas d'un projet à lancer, mais d'un service à ajuster. Le rapport d'activité du service (document 3) permet d'en mesurer l'usage réel et les motifs de visite.

B. Une répartition des compétences qui borne l'action communale

Le document 1 rappelle que plusieurs démarches sollicitées au guichet municipal ne relèvent ni de la commune ni de l'intercommunalité. Ce point a une conséquence directe sur les moyens : une part de la charge d'accueil ne peut pas être supprimée par une réorganisation interne, puisqu'elle provient de démarches dont la commune n'est pas l'autorité compétente. La commune peut orienter et accompagner ; elle ne peut pas instruire à la place d'un tiers.

C. Une tension visible et localisée

Les difficultés rapportées par la presse locale (document 4) portent sur un service identifié et sur des délais. Il convient de les recevoir pour ce qu'elles sont, l'expression d'usagers, et de les rapprocher des données du service (document 3) avant d'en tirer une conclusion générale. Le dossier ne permet pas d'affirmer une insatisfaction d'ensemble ; il permet d'établir une tension sur un point précis.

II. Des leviers mobilisables, à situer au regard des moyens disponibles

A. Accompagner plutôt que seulement dématérialiser

Le dispositif décrit par la note interne d'une autre collectivité (document 5) repose sur un accompagnement humain des usagers éloignés du numérique, et non sur un accès supplémentaire aux services en ligne. Ce document est ancien et décrit une autre collectivité : il ne vaut pas modèle, mais il fournit une piste dont le bilan est documenté et dont le principe est transposable à une commune de taille comparable.

B. Réorienter la charge plutôt que l'absorber

Puisque la commune reçoit des demandes qui ne relèvent pas d'elle (document 1), une part de la réponse consiste à organiser l'orientation : information en amont, identification du bon interlocuteur, articulation avec l'intercommunalité pour les compétences qu'elle exerce. Ce levier ne demande pas de moyens nouveaux ; il demande une clarification des circuits.

C. Un cadrage budgétaire à respecter

Le tableau des moyens affectés au service (document 6) délimite la marge de manœuvre. Toute proposition supposant un renfort permanent doit être appréciée au regard de cette contrainte, et présentée avec son coût. À défaut, la commune s'exposerait à annoncer un service qu'elle ne pourrait pas tenir dans la durée, ce qui alimenterait la difficulté constatée au document 4 au lieu de la réduire.

En conclusion, les moyens de la commune sont moins à créer qu'à articuler : un dispositif existant à ajuster, une compétence à ne pas outrepasser, une orientation à organiser, et une contrainte budgétaire à intégrer dès la conception. Je me tiens à votre disposition pour chiffrer celui de ces leviers que vous souhaiteriez approfondir.

La grille appliquée à cette copie : ce qui rapporte, ce qui coûte

Le décret ne publie aucun barème détaillé de cette épreuve : il en fixe la nature, la durée et le coefficient, rien de plus, et les modalités concrètes de correction ne sont pas rendues publiques. La grille ci-dessous est donc la nôtre, construite sur les attentes constantes de l'exercice, et elle sert à comparer votre copie à la copie ci-dessus, poste par poste. Passez-la sur votre production avant de lire la section suivante.

Réponse à la commande. La copie répond-elle à la question posée, ou au thème du dossier ? Repère dans le corrigé : la commande est reformulée dans l'introduction et les deux titres de partie sont écrits en termes de moyens. Ce qui coûte le plus cher : une copie qui traite « la dématérialisation » et non « les moyens de la commune ».

Exploitation du dossier. Les six documents sont-ils tous utilisés, et chacun pour ce qu'il apporte ? Repère : chaque document est cité au moins une fois, y compris le document 6, qui est le plus souvent oublié. Ce qui coûte : trois documents exploités sur six, quel que soit le talent du reste.

Traitement critique. Les documents sont-ils pris au premier degré ? Repère : le document 4 est traité comme un point de vue, le document 5 est daté et situé, le document 2 est présenté comme un dispositif en service et non comme un projet. Ce qui coûte : attribuer à un article de presse la valeur d'une mesure.

Respect du périmètre. La copie reste-t-elle dans le dossier ? Repère : aucune référence extérieure, aucun chiffre national, aucune opinion personnelle. Ce qui coûte : ajouter une connaissance vraie mais absente du dossier, apport généralement considéré comme un défaut dans cette épreuve, précisément parce qu'elle mesure autre chose.

Structure et forme. Le plan est-il apparent, le timbre présent, le destinataire identifié ? Repère : en-tête, objet, introduction qui annonce, deux parties titrées et sous-titrées. Ce qui coûte : un plan qui suit l'ordre des documents.

Style et exactitude. Troisième personne, phrases courtes, orthographe tenue. Le « je » reste hors de la note : l'usage administratif ne l'admet que pour rappeler la saisine et pour la formule finale, comme dans la copie ci-dessus, et une consigne de session peut le proscrire entièrement. En son absence, la troisième personne est le choix sûr. Ce qui coûte : une copie juste sur le fond et fautive sur la langue, chez un futur agent dont le métier consiste à produire des écrits professionnels.

Utilité pour le destinataire. La note sert-elle à décider ? Repère : la conclusion propose une suite concrète et n'ajoute aucune idée neuve. Ce qui coûte : une conclusion qui ouvre un débat au lieu de fermer la note.

Les cinq écarts que ce sujet fait apparaître

Passez votre copie au crible de ces cinq points : sur ce sujet, ils expliquent l'essentiel de l'écart entre une copie moyenne et une copie qui passe.

  1. Traiter le thème et non la commande. Le dossier parle d'accueil et de démarches ; la commande parle de moyens. Écrire une excellente note sur l'accueil du public est ici un hors-sujet partiel, et c'est le seul défaut de cette liste que la relecture ne rattrape pas.

  2. Ignorer la date des documents. Le document 2 a dix-huit mois, le document 5 en a six ans. Une copie qui les traite comme contemporains raconte une commune qui n'existe pas.

  3. Sauter le document le plus court. Le tableau budgétaire tient sur une page et conditionne la faisabilité de toute proposition. Sa brièveté le rend invisible à la lecture rapide, et son absence rend la note inutile à son destinataire.

  4. Déduire plus que ce que dit la source. Un article de presse relatant le mécontentement de quelques usagers n'établit pas une insatisfaction générale. Cette généralisation est la faute de raisonnement la plus fréquente, et elle est d'autant plus pénalisée qu'elle est écrite avec assurance.

  5. Recopier plutôt que recomposer. Un plan qui reprend les documents un par un se reconnaît immédiatement. Le correcteur attend que vous ayez fait le travail de regroupement : c'est précisément ce qu'on demandera au rédacteur en poste.

À retenir

  • L'épreuve s'appelle officiellement « la rédaction d'une note à partir des éléments d'un dossier » : trois heures, coefficient 1, au concours externe comme au concours interne et au troisième concours (décret n° 2012-942 du 1er août 2012).
  • Au concours externe, la note porte sur des notions générales relatives aux missions, compétences et moyens d'action des collectivités territoriales. Aux concours interne et troisième concours, elle porte sur l'un des quatre domaines choisis à l'inscription : finances et budgets, droit public, action sanitaire et sociale, droit civil.
  • Une note inférieure à 5 sur 20 à l'une des épreuves obligatoires d'admissibilité ou d'admission élimine, et l'admission suppose une moyenne d'au moins 10 sur 20 après application des coefficients (article 18 du décret n° 2013-593 du 5 juillet 2013).
  • Le sujet blanc de cette page est un exercice : le dossier et ses chiffres sont fictifs, le format et les pièges sont ceux de l'épreuve.
  • Après les résultats d'admission, demandez la communication de votre copie à l'organisateur : c'est le seul corrigé qui porte sur ce que vous avez réellement écrit.
  • Vérifiez toujours la composition exacte des épreuves de votre session dans l'arrêté d'ouverture publié par le centre de gestion organisateur.
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